De la connexion avec le cheval : Être ou Faire, voilà toute la Question!

Mis à jour : 26 mai 2019


On le sait tous et toutes, à part nos enfants, y a pas meilleurs êtres pour nous faire mentir que nos animaux, les chevaux y compris! Surtout dans des situations où nous nous y attendons vraisemblablement le moins, comme de raison. À ce propos, il y a de ça plusieurs années, en revenant d’une belle rando tranquille, et alors que je venais juste de dire à mon amie, en parlant de Flash, mon grand hongre de 16,2 mains, qu’il n’avait JAMAIS rué personne ni aucun autre cheval… Et bien, dans le temps de le dire, j’ai juste eu le temps d'apercevoir dans mon « angle mort » Flash, qui, deux minutes plus tôt semblait plutôt engourdi dans les bras de Morphée, ruer énergiquement le cheval à côté de lui… Et ma copine, maintenant étendue au sol, car elle qui avait écopé du coup, même si c’est son cheval que Flash visait!


« Pourtant, je t'avais avertie! »


Voilà un coup qui est parti bien vite, sans avertissement me semblait-il… Pourtant le cheval lui, avait sûrement annoncé ses couleurs bien avant. Mais nous, trop heureuses d’être ensemble, étions en grande conversation sur le dernier party du temps des Fêtes et n’avions pas prêté attention aux petits signaux que Flash avait dû lancer avant son intervention plus musclée… Bref, nous n’étions pas présentes à ce qui se passait là, exactement dans le moment présent et surtout, au langage non verbal de Flash. Ce qui est totalement non sécuritaire lorsque l'on est aux côtés des chevaux, SURTOUT si ce sont NOS chevaux et qu’on pense les connaître à 100%.


Source : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ae/HorseKick.jpg

Le cheval vit dans le moment présent.


C’est le seul moment qui compte pour lui. Si vous lisez mon blog régulièrement, vous devez penser probablement que j’ai commencé à radoter… En fait, je dois avouer que de le répéter aux autres permet de me le rappeller également! ;-) Oh il y a aussi les chevaux Rescues, qui oui portent douloureusement les stigmates de leur passé. Mais cela ne les empêche point de vivre au présent malgré les blessures qu’ils portent. Dans le monde des équidés, nous entrons dans le domaine de la pleine conscience de plein fouet (excusez le vilain jeu de mots). Pour le cheval, même s’il a peur, il est présent (à sa peur) et ne peut la cacher… Et contrairement à nous, il va chercher à se sauver d’où il sent monter cette peur… C’est son réflexe de survie, et c'est grâce à cela qu'il existe encore des chevaux sur la terre. Donc, il cherche à retourner à l’endroit où il se sent en sécurité. Que ce soit à 20 pieds ou 10 kilomètres plus loin. De la l’importance de favoriser une attitude comme l’« approche-retrait » lors des moments comme ceux-ci. Mais ça, ça sera un autre sujet de blog.




Toujours dans nos têtes, nous roulons à 100 km/heure


Lors de nos ateliers du Programme Leadership facilité par le cheval, surtout lors du premier (Concepts de base) - où plusieurs personnes n’ont souvent jamais expérimenté cette approche consistant à se reconnecter à soi - plusieurs sont agréablement surprises par le peu que l’on doit faire pour connecter avec le cheval. En fait, on doit en faire le moins possible. Facile vous allez dire? Mais pas du tout! C’est même d’un haut degré de difficulté, pour nous qui sommes habitués à performer, rentabiliser chaque minute, texter en mangeant et en travaillant… Comme dirait l’autre, « Ce n’est parce que c’est simple que c’est facile ». Bref, pour nous qui arrivons à l’écurie avec notre montre Fitbit pour compter le nombre de pas dépensés, notre agenda électronique, notre nouveau cellulaire qui prend les meilleures photos et notre bagage de blessures à soigner... Le « sac à dos ben plein » comme j’aime à le dire. On arrive donc chargés en bloc, non pas dans le but d’Être, mais dans celui de Faire… ou encore pire, de Faire Faire (au cheval)! Et c’est en plein le type d’attitude à avoir pour tenir à distance un cheval équilibré et sain qui a de la place en masse pour aller paître plus loin… On se questionne alors pourquoi certains chevaux sont « durs à attraper »* au champ…


Ainsi soit-il...


Nous en demandons toujours trop au cheval et trop vite… Nous nous en demandons toujours trop également. Nous courrons du lever du soleil (et même avant), et ce, jusqu’à tard le soir. Nous tombons dans nos lits épuisés, quelques fois anxieux et sans sommeil… Heureusement que dans ce monde il existe encore des troupeaux de chevaux qui paissent au champ pour nous rappeler que nous sommes peut-être en train de passer à côté de l’Essentiel de la Vie et qu’il est bon de ralentir et de se déposer pour respirer et se reconnecter à soi…



*On dirait que certaines personnes « attrapent » leurs chevaux, comme d’autres les poissons à la pêche… Je n’utilise normalement pas ce mot… Car « attraper » contient le mot « trapper »… M'enfin... Ça sent l’arnaque à pleins naseaux »… ;-)


Bon printemps avec vos chevaux!


Marie




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LA FERME LOMBRETTE

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Marie Josée Marcoux

Professionnel équin et en éducation Mieux-être facilité par le cheval. 

Dany Cinq-Mars, .agr. Ph.D

Professeur Sciences animales

Tél : 418 823-2065

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